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Orta 2022, la porte des étoiles

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En Lombardie sur les rives du lac d’Orta, depuis la plage du Lido Di Gozzano, on peut aller courir chaque année au mois d’aout une ou plusieurs courses, le carton plein étant de courir chaque jour la distance de son choix, soit 10km, semi, marathon, ou 50km et cela pendant 10 jours consécutifs. Avec mon acolyte Nono, on avait repéré ce challenge avant la période Covid, et 3 ans plus tard nous nous sommes décidés et sommes venus ici pour tenter un modeste triplé (modeste comparé aux habitués d'ici), impressionnés par le menu de l’événement.

Les courses ont lieu dans un écrin superbe, la magie des grands lacs italiens opère, avec des paysages variés aux couleurs changeant tout au long de la journée... L’organisation est ultra-rôdée, et il règne en permanence une ambiance familiale. C’est un monde nouveau qui s’ouvre à nous avec tous ces grands champions , jeunes ou anciens, aux palmarès complètement incroyables se comptant en centaines de marathons... pfff ...

Adam « Tango » Holland va tenter ici le record du monde du 10x42, soit une moyenne de 2h43... des Champions d'Italie sont là, des gars qui ont empilé des ultras quand nous on faisait mumuse avec nos petites coursettes du dimanche....Des silhouettes qu’on va croiser plusieurs fois chaque jour, elle toute tordue, lui un peu bedonnant ou levant la jambe bizarrement, d’autres au profil tout sauf coureur de longue distance, ont quasiment tous couru entre 100 et…1500 ( !) marathons et ultras ! En fait, on apprendra très vite la bonne attitude à adopter ici: « observe, écoute, et surtout, tais toi !! » Grande leçon d’humilité…

Vendredi, le retrait des dossards a lieu en soirée à l’auberge Valsesiana à Gozzano, sur une petite table où le gars coche avec son crayon un grand tableau des inscrits en papier A3, empoche les inscriptions, et pioche dans les 3 ou 4 piles de dossards, c’est ainsi que nous entrerons dans ce monde familial et artisanal, entouré de légendes qu’on ne soupçonne même pas. Nous avons la chance avec Nono d’être dans les tous premiers, car je ne sais pas à quelle heure ils ont fini !

Le parcours.

Le parcours est un aller-retour de 10,5km au bord du lac, composé à 85% de bitume et de  sentiers stabilisés – gravillons pour le reste, avec quelques passages ombragés de plus en plus attendus au fil des courses et de la journée...

Je l’ai résumé en 3 grandes parties, la première (km0 -5) beaucoup de chemins et peu de bitume, quelques petites montées, la seconde (km5-7,5) sur route, plutôt plat le long du lac jusqu’à la sortie de Pella, et la 3ème (km7,5 – 10,5) large ruban de bitume qui ondule en une succession de montées et descentes jusqu’au demi-tour à Ronco.

Vu de plus près, cela donne ça : 300 mètres après le départ, on emprunte un sentier de graviers gris à l’ombre de grands arbres en bord de lac, au bout duquel un tout petit coup de cul nous sort de la forêt. Au km 2, petite partie bitume, la route ondule et nous ramène sur un nouveau petit chemin de graviers. Après le km 3, c’est un passage bien ombragé entre 2 murets, puis en sortie entre de petites haies, auquel succède un large sentier poussiéreux plein de racines assassines, on retrouve alors la route par une grosse montée. En sortie de partie gravier, le km 4 nous amène à la plage avant une grosse montée sur un très ancien revêtement bien dégradé et vaguement pavé. En sortant de la descente bitumée suivante, on traverse alors le petit village de Lagna qui me rappellera beaucoup certains passages du Marathon des Vignobles d’Alsace, avec son lavoir, ses balcons fleuris et ses jardinets soignés pour déboucher au poste de ravitaillement du km 5 au dessus d’un petit pont enjambant un ruisseau, petit coin de fraîcheur où nous attendent eau fraîche et coca, quelques bières et d’énormes pastèques… Après avoir longé une station d’épuration, l’attraction la moins glamour du circuit, la route nous amène alors à l’entrée de Pella, où un panneau lumineux nous indiquera la température de cuisson du moment, impressionnante au retour… Heureusement de petites fontaines sont plus ou moins cachées tout au long du parcours, qui se révèleront vite salvatrices ! Le km 6 nous voit profiter d’une petite promenade en  pierre et en bois, qui nous amène vers le centre ville au km 7. Un virage à droite, on longe l’accostage de quelques bateaux et quelques bars sur une portion pavée dont on sort en courbe vers la gauche, et en côte. C’est alors une large route bitumée toute neuve qui monte, serpente et ondule vers Ronco. Ca grimpe !! Au km 9 c’est une alternance de faux-plats montants ou descendants au dessus de Pella qui offre de très belles vues plongeantes sur le lac. Nombreux sont les touristes (allemands) qui viennent pique-niquer ici avec leur camping car, l’endroit étant équipé de petites tables en bois. C’est au km 10 que l’on arrive en côte au second poste de ravitaillement, juste en face d’une une source bien fraiche sortant de la paroi rocheuse de l’autre coté de la route. Enfin, 500 mètres plus loin, c’est le sommet et le demi-tour à Ronco, avec un dernier petit coup de cul de derrière les fagots.

Nous parcourrons donc ce joli circuit varié 4 fois par jour…

 

 

Samedi - Jour 1. 

Pour cette première matinée, nous découvrons sur la zone de départ une atmosphère bon enfant et souriante... Un petit peloton de 70 coureurs pour le marathon et quelques dizaines d‘autres répartis sur les autres formats, dont beaucoup se connaissent déjà, ou se retrouvent gaiement. Les couleurs bleues et blanches du club organisateur, le Club Super Marathon Italia, sont fièrement portées.

Le ciel d'abord voilé - départ à 8h - se découvrira peu à peu pour finir par nous saouler de chaleur sous un feu intense, (38°C à mi-course)

C’est le départ en trail par ce large sentier de graviers, dont un des intérêts est de rester à l'ombre toute la journée. On part prudemment, pour conserver des forces pour la suite.

On papote tranquillement en découvrant le paysage, le profil ondule gentiment au bord du lac, avant d’atteindre les parties les plus pentues à la sortie de Pella au km7 jusqu’au demi-tour à Ronco au km10,5.

Le 1er semi, bouclé en 2h32 après un passage aux 10 en 1h03 (mamma mia, trop vite !) , est agréable, on découvre, on commence à mémoriser nos compagnons d’aventure, et les endroits délicats... Les coureurs s’encouragent à chaque fois qu’ils se croisent, c’est très sympa !

Dès le début du 2eme semi, l'élévation de la température est spectaculaire et les passages sous le soleil impressionnants, on est dans un four.

Nono a pris un gros coup de chaud au km23, le stoppant net. La situation nous contraint à un Cyrano salvateur à partir de là, car on pense déjà qu’il faudra repartir au charbon le lendemain... moi j'ai une petite douleur au genou droit qui monte, qui monte...

Puis le temps passe, on s’offre quelques petits arrêts photos sur le dernier retour, et je découvre avec surprise - et un peu d'appréhension il faut bien le dire - le petit mot que les bénévoles souriants et dévoués tout le long nous disent lors du dernier passage... "A domani !"

J'ai un regain d'énergie sur les 2 derniers km, qui me fera arriver juste en 5h30 après une petite accélération, si si ! , soit tout à fait dans la fourchette qu'on s'était imaginée.

Ma Garmin indiquera abusivement 990D+ à la fin de la course, mais c’est tout à fait exagéré, car le GPS a bugué au 6ème km pour oublier 1km au total...  Le corps serait-il plus fort que l’électronique face à la chaleur ? Si les crocs’s n'ont pas fondu aujourd'hui, elles ont bien chauffé, j'ai du boire 2 litres d'eau et de coca et avalé 1kg de pastèque aux ravitos tous les 5km. A la fin du parcours nous avions découvert la plupart des fontaines régulièrement nichées en bordure de route et où nous nous arrêtions systématiquement pour nous asperger d'eau et noyer nos casquettes ou buffs... Quant au D+, c’est en réalité environ que nous grimperons chaque jour !

 

Première médaille autour du cou, avec Nono nous pouvions aller nous détendre et nous rafraichir par un petit plongeon dans le lac. L’organisation a privatisé un espace plage pour les coureurs, avec estrade occupée par un animateur DJ chanteur, tables, et coin cuisine - grillades, c’est le « Marathon Paradise » ! Nous allons nous régaler d’un bon plat de pâtes, un steak et une bière fraiche, histoire de débuter la recup comme il se doit!

Bobologie jour 1: une grosse ampoule au bout du gros orteil (plus d'ongle) et une patte d’oie qui couine à droite pour moi. Nono doit parler à ses côtes, fraichement fêlées et qui se sont bien réveillées aujourd’hui.

 

Dimanche - Jour 2.

Ce matin, c’est dans la moiteur que nous prenons le départ, après le passage d'un gros orage cette nuit. Nono est tout de suite en eau !

La mécanique se met en marche tout doucement, c'est une première pour moi d'enchaîner 2 marathons... On retrouve nos repères de la veille, marcher les montées, trottiner sur plat et profiter des descentes. La température est à peine plus basse que la veille, il devrait juste faire moins chaud. On verra...

Après le 1er km en sous bois, et la traversée des petits sentiers entre deux murets ou deux haies évoquant des passages de l’Ultra-Marin en  Morbihan, on longe la petite plage où les locaux farnientent en eau douce (c’est dimanche), et on retourne sur le bitume.

Puis c’est le ravito du km5 après un petit passage entre les maisons de Lagna bien entourées de verdure qui me rappellent le MVA. La route nous conduit alors vers Pella longeant d'abord la station d'épuration, à la sortie de San Maurizio d’Opaglio. On rejoint le lac pour entrer dans Pella.

La traversée du centre ville de Pella est beaucoup plus animée qu'hier, en effet se tient aujourd'hui un "festival pirate" qui mobilise la population entière. Ils sont tous déguisés et sortent en famille pour une chasse au trésor, carte en main. Autant dire qu'ils ignorent totalement la course et les coureurs, et qu'il est difficile parfois de se frayer un chemin... A cet endroit précis je croise Adam qui file vers sa deuxième victoire, se frayant difficilement un passage dans la foule, car lui est à 18km/heure ! On chemine malgré tout, discutant avec des coureurs, s'encourageant à grands coups de bravo ! (pour les garçons), brava ! (pour les filles), bravi ! (pour les groupes), et autres forzaaa ragazzi! Les ravitos et les côtes sont attendus impatiemment, dans les deux cas on peut se reposer un peu, marchant dans les montées…, et le temps passe assez vite. Les cotes donc, arrivent juste a la sortie du village,  où la belle route toute neuve grimpe en surplombant le lac, qui nous amènera au demi-tour sur les hauteurs de Ronco où l'eau des fontaines est plus fraiche… et les côtes plus pentues qu'hier !

On bouclera le premier semi en 2h37, soit un quart d'heure de plus qu'hier.

Nono m'a laissé partir assez tôt dans le 2ème aller, et je ne le croiserai plus qu'au demi tour, moi en descente, lui en montée.

Avant cela, Hélène, Delphine et les filles nous ont rendu une visite surprise dans le bourg de Pella, et profitent de la belle journée en touristes.

Et comme hier mais plus tôt, j'ai un bon coup d'énergie de fin de course pour les 10 derniers km, la température est montée rapidement, on verra un 34°C affiché sur l’écran en ville... et malgré cela je me sens mieux qu'hier, je vais beaucoup moins marcher et voir le chrono final estimé s'améliorer petit à petit, jusqu'à terminer en 5h24 après avoir été accompagné sur les derniers 1500m par un touriste français qui faisait son footing !

Nono arrive 20 minutes après et nous retrouvons avec bonheur les tables en bord de l'eau pour se restaurer en musique, tout le répertoire populaire de la chanson italienne y passe, Volare, Bella Ciao, etc … Le super marathon club qui sait recevoir célèbre aujourd'hui une coureuse qui vient de boucler son 100ème marathon. Pour cette occasion il est de tradition ici d'offrir un beau gâteau aux couleurs du club et de l'événement et une coupe de champagne à tous les présents! Notre centenaire aura aussi droit au très convoité écusson 100 du club.

 

Lundi – Jour 3, dernier jour.

Le petit groupe des doux fêlés se retrouve au petit matin, on commence à se connaître et se reconnaître...un peu comme on croise des collègues le matin en arrivant au travail (mais avec moins de stress !)…Domenico, le coureur de Venise qui enchaine les 50km avec Jean-Louis « Crocsman », élégant chaque matin avec une chemise hawaïenne différente de la veille, Melissa Ann de Singapour qui effleure le bitume, la jolie et toujours souriante Sara, future vainqueure des 10 marathons féminins, deux coureurs anglo-saxons qui affichent  des t-shirts 250 marathons en un an ou 20 ultras en un mois, « Grande », Karl Alfred tout de rose vêtu qui trimballe sa lourde carcasse et finira la série de 10, Samanta de Riga, aux dreadlocks violets qui elle aussi sourit en permanence, Chantal et Pascal, presque 1200 marathons à eux deux…Thierry le lyonnais, qui en sandales croc’s améliorera son chrono chaque jour, avec un 3h36 à l’avant dernière étape !, Jane l’australienne, copine de « notre » Jane, qui fêtera son 400eme marathons sur une de étapes, notre chère Carla qui représente dignement son club en bouclant les 10 étapes, mais aussi l’Italie au Beaujolais chaque année…bref, des profils tous différents et tous des palmarès improbables… « Regarde, écoute, et tais toi » !!!  Ce matin j'ai repéré un coureur arborant un tatouage "750" sur le pouce  un autre "800 marathons" sur le dos de la main gauche. Ce n'est que  plus tard que j'ai vu son tatouage "900 marathons" sur sa main droite... que des extra-terrestres je vous dis !

Dur dur au démarrage, les quadris bien engorgés vont mettre quelques km à s'assouplir, et resteront bien sensibles aux descentes pendant toute la course. Il y a moins de monde que dimanche, le WE est fini!

La météo est plus ensoleillée qu'hier, la température montera à 33°C aujourd'hui...

Grande nouveauté coté chaussage,  j'ai customisé ma croc's droite en taillant une grande incision pour libérer le pouce victime d'une grosse ampoule. Le look est hasardeux mais l'efficacité est là !

Avec Nono on fera les 3/4 de la course ensemble,  alternant course en descente et sur plat et marche dès que le profil s'élève. Au km31 sur les hauteurs, le bitume est torturé par les racines, la route est parfois bombée... un moment d'inattention et boum, la croc's frotte le sol et je pars en vol plané. Heureusement j'étais en mode marche rapide et le looping est modeste, laissant une toute petite égratignure sur le genou droit.

Peu après, un gentil  labrador vient coller ses foulées aux nôtres, il  nous accompagne jusqu'à l'entrée dans Pella...

Sur les ravitos, j’ai découvert (je n’avais pas fait attention auparavant) des tranches de tomates qu’on trempe dans du gros sel, ça fait un bien fou, en complément des pastèques et de mon traditionnel « micocamio ». A chaque fois qu’on croise notre coureur en rose, Karl-Alfred, on s’envoie des encouragements à grands coups de « Grande ! », qui restera notre mot préféré sur cette aventure !

Mon coup de mieux de fin de course se manifestera peu après, au km34, me permettant de terminer en 5h27 après un passage au semi en 2h33. Nono arrive juste après, nous avons réussi notre mission !

Et lors de la récup party après avoir mangé notre traditionnel plat pâtes - steak, nous assisterons à la petite cérémonie que le club organise en l'honneur de Chantal qui vient de passer la barre des 450 marathons, avec un énorme gâteau et un joli écusson brodé 450 aux couleurs du club. Un vin blanc pétillant arrosera le tout dans une ambiance affectueuse, Paolo le Boss nous ayant offert une émouvante Marseillaise après un beau discours !

Une longue baignade dans les eaux tièdes du lac nous remettra en condition…

 

Jour 4.

Une dernière pour se faire plaisir... ce quatrième opus était dans nos têtes depuis longtemps mais pas officiellement au programme. Il dépendait de notre état physique le 3ème soir, et on ne voulait pas déséquilibrer le programme des vacances familiales.

Pendant la 3ème étape, j’ai convaincu Nono qu’on regretterait de ne pas en faire un petit dernier… Lundi soir, on convenait finalement de boucler l'aventure en quadrathlon, à notre grande joie. Je m’étais renseigné la veille auprès de l’organisation sur les modalités d’inscription complémentaire, ce sera réglé en 5 minutes mardi matin au départ.

Après un démarrage grippé comme hier dans une atmosphère humide, ça ira mieux ensuite, l'état des quads n'a pas empiré, mais l'énergie globale est émoussée. Moins de relance, moins d'amorti. On part donc en gestion plus économe avec beaucoup de Cyrano, ce qui fait que bien que fatigués on ne sera jamais dans le rouge. Sauf sur les épaules, le grand soleil et les 34°C du jour ayant parachevé ce magnifique teint du désert !

Nous découvrons le secret de la fraîcheur du ravito du km5: les bouteilles d'eau et autres pastèques sont déposées dans le lit d'un petit ruisseau en contrebas, et le gentil bénévole fait régulièrement une "descente à la cave" il en est de même au km 10,5 sur les hauteurs de Pella juste avant le demi-tour à Ronco. D'ailleurs, au fil des courses on aura découvert toutes les fontaines régulièrement disposées le long du circuit, auxquelles on ne manque pas de se rafraîchir abondamment à chaque passage.

Après un passage au semi en 2h44, on bouclera notre ultime balade en 5h51, fatigués mais pas carbonisés du tout, avec juste un brin de nostalgie de quitter ce si attachant navire en cours de route. Mais serait-on allés au bout ? On ne le saura jamais... c'est vrai que le corps s'habitue jour après jour de manière surprenante, on croise ici des démonstrations de longévité en pagaille. Par ailleurs, on finit par connaître chaque recoin du parcours, ce qui nous permet d’affiner la « stratégie » de course pour optimiser la dépense d’énergie…

 

Voilà, c’est fini…Merci à Paolo Gino pour cette magnifique épreuve  à l’organisation impeccable, rôdée, qui fait que tout a l’air si simple, à l’ambiance familiale et amicale qui règne en permanence, avec ses rituels comme le petit discours briefing du Commandatore chaque matin, mettant à l’honneur untel ou untel avec bienveillance, avec l’after race au Marathon Paradise qui nous remet d’aplomb pour le jour suivant, en offrant généreusement à chaque occasion gigantesques gâteaux, petites bulles, et badge honorant les palmarès astronomiques de la plupart des coureurs présents, mis en lumière en toute simplicité…

Pour l’anecdote, Adam remportera haut la main cette édition avec 9 victoires sur 10, battu une seule fois - de peu - par un (bon) marathonien venu faire un one shot. Moyenne des 10 marathons : 2h54, tout en sub-3…

Oui, on a découvert un autre monde… et oui, avec Nono on s’est très vite dit qu’on ne pourrait pas en rester là…

Addio bella Italia, molte grazie per tutti !

Diagonale des fous 2022 : Le retour !
ULTRA MARIN 2022 en duo du 1er au 3 juillet 2022
 

Commentaires 3

Titi le mardi 23 août 2022 20:25

Impressionnant ! Belle aventure !

Impressionnant ! Belle aventure !
PP78 le mardi 30 août 2022 07:06

4/10 resque la moyenne Surtout , 4 comme les Daltons !
Bon ; pour le dénivelé total, j'ai un peu de mal à calculer : "c’est en réalité environ que nous grimperons "???
Toi aussi tu as un superbe palmarès , qui mériterait un T3 !

4/10 :presque la moyenne ;) Surtout , 4 comme les Daltons ! Bon ; pour le dénivelé total, j'ai un peu de mal à calculer : "c’est en réalité environ que nous grimperons "???:D Toi aussi tu as un superbe palmarès , qui mériterait un T3 !
El Palmero le mardi 30 août 2022 08:19

Bravo les jumeaux ... ça donne envie wink)

Bravo les jumeaux ... ça donne envie :(wink)
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Invité
lundi 28 novembre 2022

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