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Le Marathon du Beaujolais 2018 : 100ème pour MarieNo, Thando et Philippe

Beaujolais-1

Le 17 novembre 2018 vers 7h du matin départ de notre fine équipe composée de Sylvie, Patrick, Fred, Hervé et moi de Villefranche-sur-Saône. Tous déguisés, nous prenons les premières navettes en direction de Fleurie dans la bonne humeur pour y retrouver Éric et le groupe des CLM.

Nous descendons du bus avec un accueil en fanfare et dégustations possibles ! Le temps est couvert, brouillard et humidités sont présents mais nous patientons dans un gymnase. Le temps de l’attente nous permet de nous préparer et de côtoyer les nombreux bénévoles qui nous proposent boissons chaudes et Beaujolais avec gâteaux sucrés ou charcuterie. Ça commence bien !!!

Certains coureurs font preuve d’une grande imagination avec des déguisements tous plus originaux les uns des autres. A ce propos, le groupe CLM se distingue. C’est aussi l’occasion pour 3 d’entre eux de fêter leur centième marathon. Il s’agit de Marie No Philippe et Thando à sa chevelure abondante.

Nous voici prêts. Nous nous rendons au départ prévu à 8h45. La course débute dans la bonne humeur ; musique, fumigènes et spectateurs nous entourent et nous encouragent.

C’est parti, nous longeons les vignes, empruntons des routes puis des chemins et montons une première côte. Cela promet pour la suite ! Nous savions que ce marathon, mon 3ème de l’année était casse-pattes, mais comme disait un certain historien, l’important, c’est de participer !

Après avoir traversés des villages de vignerons, notre premier arrêt se fait au château de Corcelles pour un ravitaillement et une première dégustation ! Nous venons de courir 5 km.

Nous reprenons la course en empruntant des chemins un peu boueux et caillouteux entourés de vignes. Les côtes sont là mais cela n’entame pas notre bonne humeur. Sylvie souffre de son pied et alterne course et marche. C’est dur pour elle. Nous décidons avec Chantal et Pascal nos jardiniers du jour, Éric et Hervé de courir avec elle à tour de rôle.

Nous nous arrêtons au 10e km au château de Pizay dans un magnifique cadre entouré d’un beau jardin. C’est la deuxième dégustation que nous prenons dans une cave que nous rejoignons avec prudence pour descendre les marches. Une super ambiance, du Beaujolais, de l’eau aussi mais aussi du sucré et du salé ! Les viticulteurs sont ravis de nous faire déguster leur production. Nous prenons du bon temps mais nous devons repartir !

Je reste avec Sylvie qui souffre de plus en plus. Elle marche et je ne veux pas la laisser. C’est à ce moment- là, après le 10e km, que 3 coureurs nous rattrapent dont un déguisé en sorcière avec son balai et dossard ‘’serre file’’. Deux d’entre eux restent avec Sylvie et le troisième me conseille de reprendre la course en m’expliquant que malheureusement Sylvie va devoir s’arrêter parce que la barrière horaire est dépassée.

Le cœur bien lourd je repars seule sur les petites routes pour rejoindre les autres coureurs. Je rattrape les derniers qui alternent marche et course. Je n’aperçois toujours pas mon groupe et m’inquiète. J’accélère et je me retrouve courir à 10km/h pendant un bon moment et au moins 4 km. C’est dur mais je tiens. Soudain, j’aperçois Dany accompagnée de quelques CLM. Ouf ! Je les ai enfin rattrapés ! Je me suis fait des frayeurs. Je me sens fatiguée après cet effort, mais soulagée.

Hervé m’attends avec Éric au château de la Terrière – troisième lieu de dégustation où la fête bat son comble ? J’arrête pour ma part de boire du vin car le mélange du Beaujolais, du vin chaud et de la gorgée bue dans le verre de Patrick (un alcool fort dont je n’arrive pas à dire ce que c’est !) me fait un étrange effet. Je sens mes jambes devenir lourdes et l’arrivée est encore loin !

Nous repartons et ce sont ensuite une succession de ravitaillements en tout genre, le long des vignes, dans les villages et les hameaux, certains sauvages au bord des chemins. Parfois je me demande si nous ne courons pas un cross tellement c’est boueux et le parcours est de plus en plus vallonné !

Nous continuons à traverser des domaines dont le château de Sermerzy après le semi où notre hôte nous accueille avec des bonbons Dragibus dans son salon que nous traversons tous !

Le premier semi est passé et j’ai pour ma part jamais couru aussi lentement ! Les kilomètres défilent et la fatigue se fait ressentir. Peut-être d’avoir trop mangé aux ravitos ou peut-être pour une autre raison ! Nous alternons course et marche et nous nous hydratons bien plus mais maintenant en eau gazeuse.

Nous traversons une jolie forêt aux couleurs d’automne juste avant le village d’Arnas et le 30ème km où nous nous arrêtons pour la photo ! Pas de mur ! Nous ralentissons encore car nous rencontrons un faux-plat montant long d’environ 2 km. C’est dur ! Je ne me rappelle pas si c’est à cet endroit que nous avons monté un petit pont me rappelant celui un peu plus pentu de Cape Town mais que c’est dur !

Notre cross n’est pas encore terminé ! Nous traversons à nouveau une jolie forêt pour arriver autour du 34e au château du Grand Talancé où nous rencontrons les semi-marathoniens qui n’en sont qu’à leur 13e km. Ça se complique car eux sont ‘’frais comme des gardons’’ et nous fatigués ! Certains nous bousculent pour passer sur un chemin boueux et étroit, d’autres se moquent en nous voyant marcher. Mais lorsqu’ils remarquent notre dossard, leurs ricanements cessent et ils nous encouragent alors.

Nous poursuivons en alternant course et marche au gré des montées et des descentes pour arriver au 40e. Cette fois nous croisons les coureurs du 13 km qui bousculent tout sur leur passage, surtout les premiers ! C’est dommage, les départs de cette course et du semi pourraient être légèrement avancés pour éviter notre fin de course un peu compliquée avec d’autres coureurs dont les allures se mêlent difficilement.

Nous avions convenu avec notre groupe CLM de se retrouver tous au 41e au dernier arrêt pour une dégustation de viandes Charolaises. Une tuerie qui nous redonne des forces pour la fin qui est courue tous ensemble en l’honneur de nos 3 centenaires. Nous passons la ligne d’arrivée après avoir parcouru le dernier kilomètre en centre-ville de Villefranche-sur-Saône bordé de très nombreux spectateurs qui nous encouragent. 6h28’, quel marathon !

En résumé c’est un super marathon avec une ambiance incroyable. Nous avons passé un bon moment avec des amis que nous avons côtoyé la veille et que nous allions revoir le soir même pour fêter à nouveau cette arrivée mémorable.

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Invité
lundi 25 mai 2020

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